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mannik grigorian
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chants traditionnels et ethnographiques arméniens
Mannik Grigorian
ou “de la transmission orale au son digital”
Essaimant la culture arménienne telle qu’elle l’a butinée, Mannik Grigorian
puise dans les campagnes les plus retranchées quelques pièces riches du passé
artistique de son pays.
Son approche originale consiste à recueillir, auprès d’habitants de villages,
des pièces du patrimoine arménien. Inspirée en cela par sa grand-tante “la femme
mémoire” qui , morte à 120 ans dit-on, allait de villages en villages apprendre
chants et musiques mémorisés par les anciens. Ces musiques et paroles sont
inscrites nulle part ailleurs que dans la mémoire de quelques êtres humains :
les plus âgés. Comme dans d’autres civilisations qui refusent l’extinction,
l’histoire artistique arménienne se perpétue également par la transmission
orale, sans doute en réaction de défense et de survie due à la non-existence
d’autres supports préservant à jamais le patrimoine populaire d’une nation.
“J’arrive dans un village où je sais qu’il y a des anciens habitants de Kars, de
Mouch ou d’ailleurs, j’organise une petite fête avec des vieilles paysannes. Je
chante la première pour détendre l’atmosphère puis, toutes commencent à
interpréter des chants d’un autre temps, préservés uniquement par la mémoire”.
Mannik Grigorian est proche de sa terre. Elle possède, comme ses congénères, une
forte personnalité. Elle cultive cet instinct de survie indispensable à ce
peuple. Elle est entourée de musiciens professionnels expérimentés, en parfaite
osmose avec eux.
Mannik Grigorian, chant
Arsen Grigorian, doudouk
Harout Kevorkian, doudouk dam, clarinette
Harout Karapetian, dehol
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Répertoire
> Mcho guérèn / Djour kiga (chants populaires de Mouch)
La rencontre des affluents Yeprad Guet, Moural et Meghra guet
> Adanaï voghpe (chant popolaire d’Adana)
Lamentation sur les victimes de la ville d’Adana
> Guétachène (chant patriotique du Kharabagh sur un thème de musique
traditionnelle)
> Mérik - Mérik (chant populaire de Mouch)
“Pourquoi mère m’as tu fait naître puisque je vis d’un amour impossible”
> Anouch Vatan (chants populaires de Van)
Lamentation sur la destinée d’une population sur le chemin de l’exile.
> Aman Maro / Nanarina / Lène toup (suite de chants populaires de mariage)
> Sourmalou (chant populaire de Van) Deuil des terres d’Iktir qui sont désormais
désertées.
> Krounk / Hayrénikis djoure (chant populaire de Kars / Achough Djivan)
Cigogne qui exprime la nostalgie / Nostalgie de l’eau de la patrie
> Chorora (chant traditionnel citadin)
> Echkhémèd / Harsaniats par (musique traditionnelle - solo clarinette)
> Délé yaman (chant populaire de Van) Chant d’amour sur la beauté et à la
mémoire de Van
> Blbouli hid (Sayat Nova)
> Havoun Havoun (Grigor Narékatzi 10è siècle - solo doudouk)
> Éli yaro djan / Aghtchik ékav Boulangha (chants d’amour de Mouch)
> Kélé lao (chant populaire de Van)
Ce chant exprime le désir de retourner vers une terre spoliée par des étrangers.
> Akh Nino (chant populaire)

>> Discographie
> CD "Mannik Grigorian - Live en Arles" (c) Éditions Nech, Paris
1999
Les chants traditionnels arméniens, concert enregistré le 16
juillet 1998 au Festival "Les Rencontres du Sud" à Arles

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Biographie
Mannik Grigorian
est l'une des artistes proéminents du chant
ethnographique. Née à Abaran (Arménie), elle a d'abord appris les dialectes de
ses ancêtres avec sa grand-mère. Pendant plusieurs années, elle a été dans
différents villages arméniens, étudiant les dialectes et recueillant les chants,
rejoignant par là même la pure tradition de l'art des achough. Après un an
d'étude de formations musicales, elle a rejoint l'Ensemble Folklorique Tatoul
Altounian et plus tard l'Ensemble Folklorique Merangoulian de la RTV d'Arménie
dont elle est encore la soliste.
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Concerts
> Festival "Les Rencontres du Sud"
à Arles 16 juillet 1998 accompagné de Arsen Grigorian (doudouk)
Harout Kevorkian (doudouk dam, clarinette) Harout Karapetian (dehol)
> De nombreux concerts en Arménie, en Géorgie et en Russie.
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La Presse
> Arles, entre présent et passé
Concert de l’arménienne Mannik Grigorian, gardienne d’une culture menacée. En
France, elle vient pour la première fois interpréter les chants des différents
villages de son pays, à l’image des achough, ces troubadours qui sillonnaient
cette terre au carrefour des mers Méditerranée, Noire et Caspienne...
(LIBERATION, 15 juillet 1998)
> Arménie, entre allégresse et tradition
Mannik Grigorian, petite femme pétillante, surprenante dans sa désinvolture et
son enthousiasme, vient en France pour la première fois, pour une durée de 10
jours...
(LA PROVENCE, 16 juillet 1998)
> Mannik en quête d’Arménie
À la recherche du répertoire des anciens troubadours arméniens, cette chanteuse
à la voix diaphane réinterprète les trésors du passé...
(WORLD, octobre 1998)
> Sur le chemin de Komitas
...Mannik Grigorian chante les douces terres de Mouch, de Kars, l’amour du
poète pour sa bien-aimée, la beauté de Van, la tristesse d’une mère, l’exil
d’une population ou les lamentations de paysans sans terres...
(FRANCE-ARMÉNIE, septembre 1998)
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Remarques
> Mannik Grigorian vit à Erevan
(Arménie), ainsi que ses musiciens. Elle peut être également accompagnée par des
musiciens de France.
>> Contact
Patrick Papazian
20 rue Jules Guesde 94140 Alfortville,
France - Tél. 01 43 53 27 84
papaz@deleyaman.com
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Dossier
Mannik Grigorian en pdf
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