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chronique concert
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>>  Un orchestre est né : O.C.D.A (orchestre de chambre de la diaspora arménienne)

« C'est "l'avant première" d'une première en France : la création d'un Orchestre de la Diaspora Arménienne. Dans cet orchestre il y a la présence d'instruments traditionnels arméniens, ce qui en soit, est également une première. »
En une période de glaciation culturelle en France il semble fou de vouloir créer un nouvel orchestre !

Si les « Musiques du Monde » sont (plus ou moins) de mode, il est néanmoins audacieux de mêler sur scène instruments traditionnels et orchestre symphonique – sans être sponsoriser par un grand label !
Organiser un concert à Paris, en pleines vacances et un samedi soir pour ne rien compliquer, cela relève de la provocation non ?
Et c’est pourtant ce que viennent de faire Christian Erbslöh-Papazian et l’Association Japel représentée par Patrick Papazian (pure homonymie).
Quand, il y a quelques mois, j’ai pris connaissance de cette démarche, j’ai immédiatement félicité Patrick Papazian  sans garder mes doutes « in petto » : folie douce au moment où nombre d’organisateurs de concerts s’arrachent les cheveux jusqu’à mettre la clef sous la porte.
Quand, quelques semaines avant ce concert, Christian Erbslöh-Papazian m’a demandé une partition, et que j’ai dit oui, je me suis dit que la folie est contagieuse, et c’est sûrement pour ça que j’ai accepté jusqu’au dernier jour de remanier mon « Etrange Ballade ».

Et puis je suis rentrée dans la salle, ahurie de la voir comble jusqu’aux marches d’escaliers. Quelques minutes après, l’orchestre s’installe, suivi de Mathilde Vittu qui demande (et obtient) le silence sur scène et dans la salle. Et éclate ma Ballade. C’est la première fois que je l’entends, et je crois que j’ai autant le trac que tous les musiciens réunis ! Le tonnerre d’applaudissements après le 1er mouvement me secoue et me rassure. La sincérité des musiciens dans le second mouvement intitulé « En souvenir de la Mort » m’émeut, et leur brio dans le dernier mouvement : « Dérision » me sidère. Le professionnalisme de la jeune chef qui a permis de monter l’œuvre en à peine 2 répétitions n’a pas échappé au public enthousiaste qui se souviendra d’elle lorsque qu’il relira son nom, sans aucun doute de multiples fois, dans le futur : Mathilde Vittu.
Le temps de mettre la piano en place et c’est le tout jeune chef David Douçot qui donne la voix aux magnifiques bois. Et  tout l’orchestre de se surpasser encore dans un très beau dialogue avec le pianiste Grigor Asmarian. Ce concerto pour piano est plus rarement joué que celui pour violon et c’est dommage. Khatchatourian, connaissait si bien l’instrument qu’il en tire des sonorités et des harmonies ayant inspiré bien des compositeurs, et souvent, comme lors de cette soirée, les instrumentistes classiques.
Pour clore cette soirée, Christian Erbslöh-Papazian dirige lui-même des extraits de l’Oratorio d’Avétissian, dont il a d’ailleurs fait les arrangements qui mêlent instruments occidentaux et instruments traditionnels du folklore arménien. Leurs interprètes remarquables on totalement validé l’initiative de ce chef au palmarès éblouissant et au cœur généreux. Les chanteurs solistes ont offert également la chance au public de découvrir des voix belles, chaudes et timbrées.

Ce concert  a débuté dans la violence de l’Etrange Ballade, œuvre qui témoigne d’une  lutte contre la Mort, et s’est achevé sur les notes plaintives mais sereines de l’inéluctable. « Celui qui a de l’espoir voit le succès où d’autres voient l’échec, le soleil où d’autres voient les ténèbres et la tempête ». Dixit un certain O.S. Marden. Bravo.

>> Eugénie Alécian

 Ocda, consert le 21 février 2004

Samedi 21 février 2004
Auditorium Frédéric Chopin – Paris 15
O.C.D.A, Orchestre de Chambre de la Diaspora Arménienne  (38 musiciens / 6 chanteurs)
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Création Mondiale : L’Etrange Ballade – Eugénie Alécian
- Concerto pour piano : 2ème Mouvement – Aram Khatchadourian
- Oratorio : Extraits – Khatchatour Avétissian
Direction :  Mathilde Vittu , David Douçot , Christian Erbslöh-Papazian

Piano : Grigor Asmarian
Instruments traditionnels :  Aïda Nergararian – Kanone / Philippe Chahbazian – Doudouk, Peloul, Shêvi
Organisation : Japel, groupement artistique


 

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